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Travaux Réalisée

 

Phase 1 et 2 (380 Ha)

L’objectif de l’assainissement du site Taparura concerne « les travaux de dépollution et de réhabilitation des côtes nord de la ville de Sfax ». Ces travaux constituent un lot unique et les principales composantes sont les suivantes:

Excavation de la plaque de phosphogypse

Le dépôt de phosphogypse est entouré d’une plaque couvrant une surface d’environ 90 ha et dont le volume a été estimé à environ 1,1 millions de m3.

L’étendue spatiale et verticale de la plaque de phosphogypse a été déterminée et confirmée par l’entreprise avant d’entamer les travaux d’excavation. Ces travaux ont été réalisés par l’entreprise SOMATRA/GET.

L’excavation de la plaque s’effectue suivant des compartiments isolés. De cette manière, il est plus facile de pomper les eaux internes  et les limites non excavées permettent l’accès d’une zone à une autre du chantier.

Excavation sous l’eau 

Les travaux d’excavation sous l’eau ont été réalisés par l’entreprise JAN DE NUL spécialiste dans les travaux maritimes. Le matériel utilisé est formé de deux plateformes constituées chacune d’une pelle mécanique montée sur un ponton et un chaland. Les chalands sont déplacés moyennant un remorqueur.

Les pelles mécaniques sont dotées de systèmes informatiques très sophistiqués et précis pour le suivi des opérations d’excavation des matériaux pollués sous l’eau. En plus ces pelles sont munies d’un système de positionnement de haute performance. Ces systèmes permettent aux opérateurs des pelles mécaniques de visualiser le godet de l’engin sur un écran d’ordinateur monté dans la cabine.   Les matériaux excavés sont placés dans les chalands qui sont acheminés vers un quai provisoire une fois remplis. Au niveau du quai, une pelle géante à bras long permet le transfert des matériaux dans les dumpers. Ces derniers acheminent les matériaux vers le dépôt de phosphogypse où ils sont asséchés et étalés.

Excavation à sec et construction des digues

Les travaux d’excavation à sec sont réalisés par l’entreprise SOMATRA-GET utilisant des engins et des équipements de terrassement. Ces travaux comprennent l’excavation des sols pollués situés à l’intérieur de la ligne contractuelle séparant l’excavation à sec de celle qui se fait sous l’eau.

Tous les matériaux excavés à sec de la plaque de phosphogypse ou bien des sols  pollués du site ont été acheminés sur le dépôt de phosphogypse où ils sont  placés et étalés en des couches successives.

Pour permettre l’excavation à sec des zones précitées et pour les travaux de remblai hydraulique, des digues principales d’enceinte côté mer ont été construites par l’entreprise. Ces digues limitent en quelques sortes le site du côté mer et permettent de protéger la zone en aval contre les courants marins et les houles. Des digues secondaires ont été également construites. Un système de pompage a été mis en œuvre pour pomper l’eau des bassins situés derrière la digue principale vers la mer en vue de leur assèchement. Ces digues permettent également l’accès aux différentes parties du site et facilitent le pompage dans les zones à dépolluer. Tous les travaux de construction des digues sont achevés.

Remodelage du dépôt 

Le groupement d’entreprise a commencé les travaux de remodelage du dépôt de phosphogypse, à partir de la deuxième quinzaine du mois de septembre 2006, sous forme de tronc de cône ayant un diamètre de grande base de 880 m et une hauteur de 16 m. Au vu de la diminution des quantités de sols pollués, il a été décidé en commun accord avec la mission de Supervision et la mission d’Assistance Technique de réduire le diamètre du dépôt de phosphogypse à 810 m seulement et de le réaliser en deux plateformes .

Travaux d’isolement du dépôt de phosphogypse 

Construction de l’écran                        

Le dépôt de phosphogypse et les sols sous-jacents pollués seront isolés par un écran étanche constitué d’une tranchée de 0.6 m de large remplie d’un mélange en bentonite-ciment dans lequel viendra s’insérer une feuille en PEHD de 3 mm d’épaisseur. Cet écran s’étendra du niveau de la plateforme de remblai jusqu’au niveau de la couche d’argile se trouvant à des profondeurs de 11 à 13 m par rapport au niveau projeté du terrain.

La  construction de l’écran a débuté le 3 juillet 2008.

Afin de protéger l’écran et pour permettre l’évacuation des eaux de ruissellement vers le fossé de drainage, l’entreprise SOMATRA-GET a commencé en décembre 2008 les travaux de réalisation de la tête de l’écran.

    Système de pompage

Le système écran – système d’épuisement doit toujours maintenir le niveau de la nappe à l’intérieur de l’emprise du dépôt du phosphogypse en dessous du niveau de la nappe à l’extérieur de l’écran. Cette condition est importante pour éviter toute possibilité de propagation des polluants vers l’extérieur de l’écran.

Selon les plans en vigueur, l’eau souterraine sera pompée d’un niveau situé au dessous de la couche d’argile, qui se trouve au dessous du dépôt.

Après la réalisation de deux tests de pompage, de 105 forages d’investigations géotechniques, de 22 piézomètres et  de traitements des résultats des essais, il a été décidé d’augmenter le nombre de puits de pompage de 7 comme indiqué dans les plans contractuels à 10.  L’installation d’un drain autour du dépôt à l’intérieur de l’écran s’est révélée également indispensable.

Le débit de pompage des 10 puits est de 5 m3/h.

L’effet du système de pompage sur les nappes est surveillé en continue avec 50 piézomètres installés sur le dépôt; ainsi que de part et d’autre à proximité de l’écran.

    Système de drainage

Ce système de drainage n’était pas prévu dans le marché, il a été ajouté en conséquence de nouvelles conditions de perméabilités des sous-sols. Il est conçu pour garantir que le niveau de la nappe ne dépasse pas le niveau spécifié à proximité du dépôt.

Le système de drainage causera un rabattement initial plus rapide de la nappe à l’intérieur de l’écran. Lorsque  le niveau de la nappe spécifié est atteint à l’intérieur du dépôt entier, le

système de drainage captera uniquement les eaux de ruissellement des pluies exceptionnelles pendant une période limitée.

Travaux de remblai hydraulique
Conformément au planning d’avancement des travaux présenté par le groupement d’entreprises, ce dernier a procédé le 24 septembre  2007, aux travaux de remblai hydraulique pour la création du terrain à gagner aux dépens de la mer dont la surface sera de l’ordre de 380 H. La quantité de sable nécessaire pour la création de cette plateforme est  d’environ 7 millions de m 3. Le gîte d’emprunt identifié par les études d’avant projet se trouve au niveau du canal de Kerkennah (voir localisation du site ci-dessous), limité à l’ouest par la limite des herbiers, à l’est par le plateau de Kerkennah, et au nord et au sud par les isobathes  -10m NGT.

Les travaux de remblai hydraulique comprennent :

  •   Emprunt du sable
  •   Refoulement du sable
  • Etalage du sable aux niveaux requis
  • Compactage du sable aux densités prescrites dans le contrat dans les zones où le compactage peut être réalisé

Pour le refoulement du sable de dragage, un système de conduites flottantes et terrestres est installé. La drague se positionne dans le bassin du port de commerce en face du quai du Groupe Chimique Tunisien. Des conduites flottantes de Ø900 mm ont été installées dans le bassin. Les conduites terrestres ont été installées au-dessus du chemin de fer qui se trouve le long du bassin et sous la chaussée de la route de la Plage.

Dans l’emprise du chantier, des conduites terrestres ont été  installées afin de pouvoir refouler le sable de dragage directement sur les lieux de remblaiement. L’implantation des conduites terrestres dans l’emprise du chantier sera modifiée au fur et à mesure de la progression de la mise en place du remblai hydraulique.

Les travaux de remblai hydraulique peuvent être considérés comme des cycles qui se répètent continuellement 24H/24H.
Trois tâches principales peuvent être distinguées dans le remblai hydraulique :

  •  L’extraction du sable
  •  Le transport du sable
  •  Refoulement du sable

Pour les bassins Nord de remblaiement, et vu l’importance de la distance de refoulement, un stock provisoire de matériaux a été placé prés de la drague afin de le transporter par voie terrestre vers les bassins à remblayer.

Travaux de construction du canal de drainage
Les plans d’éxécutions relatifs à la partie couverte du canal de drainage en dalot préfabriqué préparés par le bureau d’études LCI sous traitant de JES, les plans d’exécution relatifs à la partie couverte du canal de drainage en dalot préfabriqué sont approuvés par la Mission de supervision ainsi que par le bureau de contrôle VERITAS. La préfabrication des dalots a été réalisée au cours du mois  d’Octobre 2007.

Des réunions et des contacts ont été organisés avec les différents intervenants (SNCFT, OMMP, CPG, ONAS, SONEDE, STEG, Tunisie Télécom, …) et ce pour assurer la coordination nécessaire en ce qui concerne le droit de passage et la déviation des réseaux.

Le bureau de contrôle VERITAS assure le contrôle technique de la partie couverte de ce canal dans le cadre d’assurance décennale en tant qu’ouvrage sous voie ferrée.

Réalisation des ouvrages  de protection de la côte
Les épis ont deux objectifs :

- Empêcher les sédiments transportés qui arrivent du Nord de se déposer sur les plages. En l’absence d’épi, ces sédiments, qui sont constitués de particules fines, entraîneront l’envasement de la plage.

- Eviter la reprise du sable de la nouvelle côte par la capacité de transport, les sédiments arrêtés par l’épi, contribuant ainsi à la stabilité de la plage.

Les travaux de réalisation des épis sont effectués par l’entreprise SOMATRA-GET qui utilise des engins et des équipements terrestres et maritimes. Les travaux ont démarré depuis fin 2007 avec l’exécution de 7 épis le long de la nouvelle ligne de côte allant du port de commerce de Sfax jusqu’au canal Oued Ezzit.

Phase  3 (40 Ha)

Travaux de remblaiement de la zone située en face du théâtre estival de Sfax:

L’aménagement du carrefour giratoire PK4:

Suivi environnemental de la zone TAPARURA avant et pendant les travaux :

Vu l’importance des aspects  environnementaux du projet,  des programmes ambitieux ont été établis et  qui consistent notamment en :

1.     Suivi radiologique du site et des travailleurs pendant et après les travaux

Le Centre National de Radioprotection (CNRP), le Centre National des Sciences et Technologies Nucléaires (CNSTN) et la société française ALGADE ont été engagés pour réaliser un programme de surveillance radiologique du site avant, pendant et après les travaux. Ce programme comprend les activités suivantes :

  •   Analyse de la situation initiale du chantier
  •  Surveillance radiologique de l’environnement
  •  Surveillance radiologique des travailleurs
  •  Analyse de la situation finale

2.      Suivi de la qualité des eaux de surface et de la nappe dans le site

Dans ce cadre, des  campagnes de suivi ont été réalisées par deux  laboratoires différents en vue d’analyser les paramètres suivants :

ALCONTROL (Belgique) : pH/ conductivité/ Arsenic/ NTK/ Cadmium/ Chrome/ Mercure/ Plomb/ Cuivre/ Nickel/ Zinc et ce chaque deux  semaines.

CITET (Tunisie) : pH/ température/ Conductivité/ Salinité/ Couleur / NTK / Nitrate / Phosphore T/ Chlorophylle a / Arsenic/ Cadmium/ Chrome/ Plomb / Nickel / Zinc et ce chaque mois.

3.      Suivi de la qualité des eaux de mer et de l’écologie dans le gîte du remblai marin   pendant les opérations de dragage

Le programme de suivi environnemental dans le canal de Kerkennah consiste en ce qui suit :

  • Analyse de la qualité d’eau

·         10 stations de prélèvement

·         Échantillons à 1 et 5 m de profondeur

·         Prélèvements avant, pendant et à la fin de la période de dragage

·         Analyse des matériaux en suspension

  • Suivi surfacique

·         Distribution de l’herbier (étendue et fragmentation) par analyse des images satellites avant et après la campagne de dragage

·         Indication de 5 endroits modèles pour caractérisation

  • Caractérisation de la végétation et macro benthos rencontrés par quadra de 1m² à 0,4m².

4.      Suivi de la qualité des eaux de mer et de l’écologie le long du littoral du projet pendant les opérations de dragage

Au niveau du littoral de la zone du projet, le suivi environnemental consiste en ce qui suit :

  • Analyse de la qualité d’eau :

·         Trois stations distantes de 700m localisées à 1km de la future plage

·         Prélèvements avant, pendant et à la fin de la période de dragage

·         Prélèvements et analyses chaque semaine pendant les travaux de remblaiement

·         Analyse des matériaux en suspension

    • Caractérisation de la végétation et macro benthos rencontrées par quadrat de 1m² ou 0,4m²